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Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir Portraits d’espoir
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Contrairement à ce qu’on croit généralement, les cancers du sang sont loin d’avoir toujours le dernier mot. Ce livre en est la preuve vivante. Il présente les portraits de ceux et celles qui ont gagné la bataille, comme de ceux et celles qui les ont accompagnés : les donneurs, ainsi que les médecins, les infirmières et les chercheurs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, une institution montréalaise d’envergure internationale dans le traitement des cancers du sang.

Je n’aurais pas pu imaginer, il y a sept ans, que j’écrirais ces lignes un jour. Le 21 septembre 2004, on m’avait diagnostiqué une leucémie myéloïde aiguë et j’allais commencer un premier cycle de chimiothérapie. Mon père était mort le 6 novembre 1997, six semaines après avoir reçu le même diagnostic. J’étais persuadé que j’allais connaître le même destin.

Le fait que je sois là pour publier ce livre n’est rien de moins qu’un miracle. Ce miracle, je le dois aux médecins et aux infirmières qui m’ont soigné avec compétence et détermination, mais aussi à ma chance d’avoir un frère qui était compatible pour une greffe de moelle osseuse. Après des mois de chimiothérapie, de traitements symptomatiques et de tests de tous ordres, je suis entré à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal pour une chimiothérapie encore plus éprouvante, et pour ma greffe. Le 17 février 2005 fut le jour Zéro, celui de ma greffe, et le premier jour du reste de ma vie. Mon seul espoir.

J’ai parcouru un long chemin depuis. En dépit de la force dont je me croyais doté, la rémission s’est avérée extrêmement pénible. Mais de petites victoires m’ont rendu ma vie. J’ai d’abord pu quitter l’hôpital, puis faire le tour du pâté de maisons, puis faire du vélo, puis courir très lentement. J’ai repris le travail, à temps partiel pour commencer. Au début, chaque jour était une épreuve. Je faisais des progrès, mais aussi des rechutes. L’espoir, les efforts, la foi et la sueur ont fini par triompher et je suis à présent, plus de sept ans après, plus fort que jamais, aussi bien mentalement que physiquement et spirituellement.

La maladie m’a enseigné beaucoup de choses sur la vie et sa fragilité, mais surtout que nos expériences quotidiennes sont des cadeaux précieux et une source de joie. J’ai appris qu’il faut rechercher la plénitude chaque jour et, comme le disait Jonathan Swift, que l’on doit vivre tous les jours de notre vie, à la fois pour nous-mêmes et pour ceux qui nous entourent.

Nous le devons non seulement à tous ceux qui ont rendu la guérison possible, mais aussi à tous ceux qui n’ont pas survécu.

Mon combat contre la leucémie a été un parcours extraordinaire. J’ai eu le privilège de rencontrer des médecins, des infirmiers et infirmières et des chercheurs qui se dévouent corps et âme à leurs patients et à la lutte pour la vie. J’ai appris à connaître plusieurs patients, dont certains, tout comme moi, sont reconnaissants d’être toujours vivants, tandis que d’autres, après des batailles courageuses, n’ont pas eu le même succès. Ils sont désormais une importante partie de ce que je suis.

Bien que la science ait accompli de grands progrès, il reste encore beaucoup de travail à faire. Je me suis engagé dans le projet de ce livre pour soutenir l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, et plus particulièrement le Fonds d’enseignement et de recherche sur les cancers du sang. L’argent récolté servira à financer des bourses de recherche et le Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l’hôpital, ce qui, nous l’espérons, mènera à de nouveaux traitements encore plus performants.

J’espère que ce livre sera pour vous une source d’inspiration, grâce aux histoires de ceux qui ont affronté la terreur des cancers du sang et qui en ont triomphé; les survivants, les médecins, les infirmiers et infirmières, et tous les autres. J’espère aussi que vous et d’autres donnerez généreusement à notre Fonds pour nous aider à développer des traitements novateurs qui permettront à toujours plus de personnes de dire comme moi : j’ai vaincu la leucémie, je suis vivant, je suis fort, et je suis éternellement reconnaissant.

William Brock
Juin 2012